Autour d'Ecuras. Journal d'Histoire locale, monuments, folklore.
Par Mme Fils Dumas-Delage. ISSN : 1153-0014. Tous droits réservés

No 4, Décembre 1990

- LES ARTISANS D'ECURAS DE 1793 A 1797 -
(Seconde et dernière partie)

 

Dans notre précédent numéro, nous avions procédé à une étude globale de l'artisanat de notre commune entre 1793 et 1797, et nous avions évoqué plus particulièrement les taillandiers, les sabotiers, les tisserands et les tonneliers. Nous procéderons aujourd'hui de la même manière en ce qui concerne les meuniers et les charbonniers.

Leur activité, de nature très différente, revêtait un caractère tout aussi important l'une que l'autre; celle des charbonniers rattachée à un monde industrialisé depuis les temps gaulois et gallo-romains, en pleine mutation "industrielle" au cours du 18ème s. car conditionnant le fonctionnement des forges nombreuses, de grande qualité dans notre région de temps immémoriaux, et, celle des meuniers, rattachée au monde agricole, dont ils faisaient partie intégrante en lui apportant l'élément indispensable à son alimentation de base : le PAIN.

Ces deux catégories d'artisans, dont les activités respectives n' avaient aucun rapport d'interdépendance, étaient des rouages nécessaires à la vie de notre société rurale et méritent également notre considération, même si, à priori, on peut penser que les meuniers jouaient un rôle social plus important, car plus proches de nos paysans dont ils assuraient un besoin vital.

LES MEUNIERS

Ils étaient au nombre de sept et occupaient à cette époque presque tous les moulins de notre commune. Les voici, mais rappelons que notre liste n'est peut-être pas exhaustive.

Philipe BARAUD : MAINE PACHOU
Jeanne LABROUSSE : CHEZ DONNET
Veuve BERNARD
Thomas CHADAILLAT : GUE DE VERGNAS
Joseph MORELLET : LA MONTECAILLE
Pierre BERNIER : PUY D'ECURAS
Antoine GUERY : CACHARAS
Etienne BONIN : PLANCHAS

A noter, d'une part, que Planchas était alors inclus dans notre commune, et que, d'autre part, nous n'avons trouvé personne au moulin DES BORDES, ce qui ne signifie pas qu'il n'ait pas fonctionné.
Il semble que le moulin du Gué de Vergnas ait été l'un des plus actifs, car deux meuniers y travaillaient ensemble, probablement le père et son fils, ce qui peut s'expliquer par le fait que ce moulin était très accessible, car bien situé sur la route de Bussière-Badil et de la Dordogne, région plus riche que la nôtre. Plus reculé, celui de La Montecaille devait fonctionner beaucoup moins et Joseph Morellet est mentionné dans les archives d'Ecuras sous le titre de "agriculteur et de meunier", alors que les autres sont appelés "meuniers"; sa patente n'était que de 8 F. alors que celle des autres était de 10 F. Mais il ne faut pas se laisser abuser par les termes ni par les chiffres d'une patente, car tous nos meuniers exerçaient souvent plusieurs tâches parallèles dont le profit n'était pas négligeable : culture, élevage, exploitation de coupes de bois, extraction du sable, et, bien sûr, commerce des grains.

Il faut noter également que nos meuniers, pour une bonne moitié d'entre eux, fabriquaient de l'huile de noix. Les moulins possédaient deux ou trois roues horizontales ou verticales, et la présence d'une troisième roue indiquait fréquemment que dans tel ou tel moulin, outre les diverses farines, le meunier procédait à la fabrication de cette huile de noix encore très prisée de nos jours, et que pratiquement plus aucun moulin ne produit.

Le moulin banal a disparu en 1793 en même temps que le four banal avec l'abolition par la Convention de tous les privilèges de 1' Ancien Régime. Au temps de la Monarchie, le moulin était la propriété du seigneur ou de l'Eglise qui exigeaient leur droit de banalité dans leurs fiefs; cela signifie que tous ceux qui vivaient à l'intérieur d'un fief étaient obligés de faire moudre au moulin banal tous les grains destinés à la consommation. Le moulin était exploité par des serviteurs ou des fermiers et les meuniers se trouvaient alors dans une situation comparable à celle des métayers : ils affermaient leur outil de travail par "un bail d'afferme" qui leur accordait pendant toute la durée du contrat la jouissance du moulin, en contrepartie de leur travail d'exploitation et d'entretien du moulin, sans parler de paiements en nature.

A partir de 1793, la situation évolua, d'une part en raison de la suppression des banalités, et d'autre part de la vente, en tant que biens nationaux, de tout ce qui appartenait à la Noblesse et à l'Eglise, y compris les moulins. Ceux-ci furent rachetés par la bourgeoisie locale, mais aussi par des artisans, souvent prospères propriétaires terriens depuis des siècles d'Ancien Régime, ces deux classes sociales n'en constituant en fait qu'une seule, car nourries l'une de l'autre.

Ces nouveaux propriétaires revendirent ou louerent à leur tour les moulins à des meuniers plus modestes. Ce n'est qu'au cours du 19ème s. que les meuniers devinrent, peu à peu, tous propriétaires de leur moulin, voire de plusieurs, qu'ils affermèrent de nouveau à d'autres meuniers.

Car les meuniers étaient certainement les artisans les plus riches. Ils bénéficiaient déjà sous l'Ancien Régime d'un statut privilégié qui venait du pouvoir quasi magique qu'ils détenaient en raison de leur importance dans la vie quotidienne de nos ancêtres, et ceci depuis des siècles. Toute la vie de nos campagnes, en effet, tournait autour de la transformation en farines de la production céréalière (millet, avoine, orge, seigle et froment). L'ancienne France était une France du Pain, aliment de base du monde rural. Sa puissance économique était avant tout basée sur sa richesse et sa force de productivité agricoles.

Chaque famille s'efforçait donc de produire en céréales diverses sa nourriture pour toute une année, et nombreux étaient ceux qui n'y parvenaient pas pour des raisons diverses : pauvreté de nos terres, mauvaises récoltes, poids des diverses redevances ecclésiastiques et seigneuriales etc...

Habituellement dans le moulin une meule était réservée à la fabrication de la farine de froment : le moulin blanc, une autre à celle des farines de seigle, de méteil (mélange de seigle et de froment), de sarrazin et de blé d'Espagne (maïs) : le moulin noir. Nous avons au-dessus de Germanas, sur la Tardoire, un moulin appelé "Moulin Blanc", situé sur la paroisse de Busserolles et ne figurant donc pas dans les Archives d'Ecuras.

L'activité du meunier était réglée par la coutume qui voulait, d' une part, qu'il aille lui-même dans les fermes et métairies chercher le grain et y rapporter la farine, et, d'autre part, qu'il prélève un "droit de mouture" comme salaire sur la quantité moulue et qui représentait 1/16ème de celle-ci en principe. Le meunier devait donc "faire la chasse". Souvent, il envoyait à sa place dans les villages son employé qu'on appelait "le chasseron". En effet, le système de la concurrence était rétabli depuis la disparition de la banalité et le meunier était obligé de partir à la recherche de ses clients.

Le droit de mouture qui représentait en farine 1/16ème de la quantité de grain moulu augmenta au cours du 19ème s. jusqu'à atteindre 1/10ème. Le paiement en argent apparut dès la Révolution, mais il ne resta toujours que très occasionnel, pour la simple raison que l'argent était rare dans le monde paysan qui pratiquait encore àcette époque surtout une économie d'échange. En outre, pour les années révolutionnaires qui nous ont retenu, la mise en circulation des assignats, rapidement transformés en papier monnaie à la dévaluation galopante, inspira une défiance bien légitime à la population rurale.

Les meuniers étaient en position dominante dans notre monde rural, et, bien sûr, ils savaient s'enrichir; la fraude fut naturellement l'une des sources de leur enrichissement. Ne disait-on pas "Voleur comme un meunier" ? Ils savaient frauder de différentes manières, soit en utilisant des mesures de capacités différentes de celles instituées par la coutume, soit en procédant à des mixions de farines (ils jouaient alors sur le moulin blanc et le moulin noir), soit encore, en entreposant les diverses farines dans des lieux humides avant de les livrer à leurs clients. Ils commercialisaient d'autre part les grains et farines prélevés, et faisaient des avances et des prêts de grains à des taux usuraires aux métayers qui n'avaient pu faire la soudure d'une année sur l'autre.

Leurs abus provoquèrent d'importants mouvements de plaintes, et dès les premières années révolutionnaires, une législation et des contrôles de plus en plus contraignants furent mis en place pour tenter de combattre cette fraude. A partir de 1810, en vertu du Code Pénal qui venait d'être institué par Napoléon 1er, les préfets purent se livrer à des mesures de contrôle et de répression vigoureuses.
Gardons-nous de généraliser ou de dramatiser. Nos meuniers d'Ecuras étaient-ils aussi malhonnêtes ? Ni plus ni moins que les autres sans doute; aucun document précis découvert ne nous autorise à le dire...

LES CHARBONNIERS

Nous ne disposons pas d'une documentation très riche sur les charbonniers. Néanmoins ici et là, nous avons pu trouver des informations qui nous aident à situer ces hommes dans le groupe social et à reconstituer les caractéristiques principales de leur métier. Nous en avons cité cinq, mais de nouveau, nous savons notre essai de recensement non exhaustif, car, en examinant les registres d' Etat Civil de la mairie d'Ecuras, nous avons rencontré un certain nombre d'hommes dits "charbonniers" et qui ne figurent pas sur notre liste. Sans doute étaient-ils charbonniers de façon plus épisodique que leurs compagnons dont voici les noms :
Léonard RENAUD : LES PIS
Andrieux RENAUD : LES PIS
Jean MORELLET : LES LIMOUSINES
Léonard PHALY : LES LIMOUSINES
Pierre POITEVENT : LES LIMOUSINES

Notons qu'ils habitaient aux Pis et aux Limousines, c'est à dire dans la partie la plus boisée de notre commune, touchant à la forêt limousine et proche de Roussines et de Villautrange, ou, comme nous le savons, plusieurs forges exploitaient le minerai de fer depuis le Moyen-Age : le MONTIZON, PONTROUCHAUD, FORGENEUVE, forges de LAVALLADE et de VILLAUTRANGE.

L'exploitation du minerai de fer remontait dans notre région bien au-delà du Moyen-Age d'ailleurs, et les établissements gaulois puis gallo-romains furent nombreux, certains connus, mal fouillés, d'autres encore à découvrir, et l'indispensable fabrication du charbon de bois a commencé de mordre la grande forêt depuis plus de deux millénaires. Dans les Monts de Blond, par exemple, des fouilles archéologiques ont mis à jour des établissements de traitement du minerai de fer dont l'ampleur dépassait de loin celle de toutes nos forges, du Moyen-Age jusqu'au 18ème s. Il s' agissait là d'exploitations gallo-romaines. La demande, la production et les marchés de commercialisation n'étaient donc pas nouveaux dans notre région.

Le fonctionnement des forges qui s'intensifia depuis le Moyen-Age exigeait une énorme quantité de charbon de bois pour le traitement du minerai. Les maîtres de forges avaient établi des réseaux de charbonniers qui étaient à leur service et qui, sans cesse, bûcheronnaient et fabriquaient cet indispensable charbon de bois, ensuite transporté par les voituriers en innombrables charrois vers les hameaux où se trouvaient les hauts-fourneaux, dits "fours à acier".

Si nos forges produisaient tous les objets de fer et de fonte nécessaires à la vie domestique et artisanale tels que marmites diverses et chaudrons, landiers ou chenets, taques ou plaques de cheminées, clous en grandes quantités et variétés etc... elles produisaient aussi, de plus en plus activement du matériel de guerre, soit des canons. La qualité de ces forges est attestée par la demande sélective croissante provenant des armées royales pendant presque deux siècles. Mais nous nous attacherons avec plus de précision à certaines d'entre elles ultérieurement, et revenons au métier de charbonnier qui était fort rude, dont l'art était difficile de surcroît.

Le charbonnier, en effet, vivait plusieurs mois d'affilée au coeur des bois, et dans des conditions plus que rudimentaires. Il se construisait une hutte de branchages liés et recouverte de chaume et de mottes de gazon. Le plus souvent, il couchait sur une litière de fougères ou de peaux de mouton, se nourrissant de fruits ou légumes sauvages, de gibier braconne. Le charbonnier des années révolutionnaires qui nous retient ressemblait comme un frère au charbonnier du haut Moyen-Age: même style de vie, mêmes techniques.

Il lui fallait tout d'abord, pendant les mois d'hiver, abattre et tronçonner, puis à la belle saison , construire ses "fourneaux" et en surveiller la combustion, jour et nuit.

FABRICATION DU "FOURNEAU"

  1. Le charbonnier bâtit une cheminée de section triangulaire, faite de rondins au milieu de l'aire préparée pour le fourneau.     2. Ensuite, il entasse les rondins contre les trois flancs de la cheminée, formant ainsi une masse circulaire ayant pour centre le conduit.

3. Il ajoute les rondins du toit, en orientant vers la cheminée les
rondins couchés, en prenant garde de ne pas en obstruer le conduit

Le processus de la fabrication du charbon de bois était long et délicat. Il fallait tout d'abord dresser des "fourneaux" en rondins de bois, circulaires et coniques, de la hauteur de une à trois bûches, en prenant soin de ménager une ouverture à la base de l'ouvrage pour mettre le feu. Puis on le couvrait de "glèves" (mottes de gazon) puis de "frazin" (menu charbon). Tout l'art du charbonnier consistait, une fois le foyer allumé, à régler la combustion qui devait être homogène. Un excès de ventilation réduisait le bois en cendres, et un manque d'aération donnait un charbon de mauvaise qualité. Pour être de bonne qualité, le charbon de bois devait être très noir, léger et cassant.

La combustion totale d'un fourneau durait six jours et il fallait, pour le dresser, 12 à 18 "brasses" de bûches selon sa taille. (Une brasse ou corde vaut 4 stères, soit 4 m3 . Le terme est encore employé de nos jours). Un fourneau de 12 brasses produisait environ 3 tonnes de charbon.

Le bois utilisé était essentiellement le chêne et le châtaignier, mais aussi le vergne (aulne) et le charme. Le châtaignier et le vergne convenaient mieux, car ils chauffaient sans brûler rapidement, et notre région n'en manquait point.

La qualité du charbon dépendait, nous l'avons vu, non seulement du travail du charbonnier, de son attention constante, mais aussi de la nature du sol d'où provenait le bois, ainsi que du bon ou du mauvais temps qui sévissait pendant toute la durée de la combustion.

Quand on sait qu'il fallait 2 quintaux de charbon de bois pour produire 1 quintal de fonte (dans le meilleur des cas), et que la forge du Montizon, à elle seule, au cours du 18ème s. produisait bon an mal an, 2700 quintaux de fonte plus 750 quintaux de fer en barres, on réalise que nos charbonniers avaient une rude tâche pour subvenir aux besoins de toutes ces forges locales qui engloutissaient de tels tonnages de charbon. Outre les forges, les charbonniers fournissaient egalement les maréchaux et les taillandiers, bien entendu.

Les charbonniers ne disparurent qu'à la fin du 19ème s. avec la fermeture des dernières de nos forges, dépassées par l'apparition de la houille maréchale. Avec eux, disparurent des types humains au style de vie des plus frappants. Les charbonniers étaient des artisans solitaires. Une hutte ne contenait jamais plus de deux couchettes, et le plus souvent une seule... Ces grands maîtres de l'art millénaire du travail du FEU sur le BOIS passaient pour des hommes plus ou moins mystérieux, souvent effrayants, marginalisés, mais libres, et ayant acquis, de ce fait, une sorte de Sagesse dans leur solitude au fond des forêts, au fil des saisons de rude labeur. Eugène Le Roy qui les connut bien, a dit d'eux, par l'intermédiaire de Jacquou : "Cet état me convenait bien parce qu'on est seul dans les bois et qu' on vit là tranquille... Je ne puis me retenir de le dire, c'était là une jolie vie, libre, saine et forte".

Et la boucle est bouclée. Les charbonniers alimentaient les forges, lesquelles fondaient et coulaient le minerai de fer à partir duquel elles tiraient soit des fontes soit des fer doux, qu'elles revendaient , entre autres aux taillandiers. Ces derniers, à leur tour, fabriquaient tous les outils nécessaires aux artisans et paysans. Avec ces outils, le paysan travaillait la terre, ainsi fécondée et permettait au meunier d'assurer à tous l'alimentation de base. Le charbonnier était donc un pilier de toute la vie économique limousine, tout autant que les autres artisans, aussi longtemps que notre civilisation demeura celle du BOIS, ce qu'elle avait commencé d'être depuis les temps les plus reculés.

Nous vivions alors, et cela depuis des siècles, en autarcie quasi totale, c'est à dire dans un système d'économie d'échanges essentiellement limités aux communes voisines, échanges dont nous avons connu une survivance jusqu'aux années 1950, avec l'exemple de l'échange blé-pain entre paysans et boulangers. Cette autarcie ne connaissait d'exception, dans notre région particulièrement pauvre, que pour les tonneliers, qui travaillaient aussi pour les vignobles de l'Angoumois et du Bordelais, et pour les forges, qui, réputées entre toutes dans le royaume, fournirent en canons les guerres des 17 et l8èmes siècles. Donc, hormis ces deux domaines commerciaux précis, notre société rurale vivait en état de repli sur elle-même.

Avec les meuniers et les charbonniers, nous terminons un tour d'horizon de notre artisanat local au cours des premières années revolutionnaires, en étant bien conscient de la simplicité de notre démarche.

Les structures de cet artisanat n'avaient guère changé depuis le Moyen-Age, fait que nous tenons à rappeler. Sans nos artisans, toute la vie de notre communauté rurale n'aurait pu ni se concevoir ni se maintenir. Ils étaient les ferments de la cohésion et de la vitalité sociales, car, à travers eux, qui vivaient en symbiose totale avec nos populations paysannes, s'était établi un tissu de relations uniques et irremplaçables.

Je le vois, ce petit peuple simple, laborieux et je le trouve attachant. Je la sens bien, cette âme de nos campagnes, elle ne m' est pas étrangère, je connais son langage. Rien n'avait tellement changé en 150 ans, jusqu'à l'époque de mon enfance heureuse sur ce terroir où je suis ne. Je l'entends encore tinter, l'enclume du maréchal, et jela sens toujours, la merveilleuse odeur de la corne brûlée par le fer. Je les vois tourner, les meules du moulin de " Chez l'Arnaud" où l'on se rendait encore après la guerre, le cheval attelé à la vieille charrette "basse" pour "faire moudre"... Je le vois encore le tonnelier de Chez Cambrai, par ailleurs excellent clarinettiste, aplanir ses douelles de chêne...

Où sont-ils tous ces hommes qui animaient nos villages ? Ils étaient le monde de la Sagesse et du Travail, de la Solidarité aussi, sans laquelle aucune communauté ne peut progresser, voire survivre. Deux siècles plus tard, nous avons créé un autre monde, dont les valeurs n'ont plus grand rapport avec celles qui ont structuré un univers quasi immuable depuis deux millénaires.

Sources :
- Archives et registres d'Etat Civil de la mairie d 'Ecuras.
- La Vie Quotidienne en Périgord. G. Fayolle chez Hachette
- La vie quotidienne en Périgord. G. FAYOLLE chez Hachette. 1977.
- Les anciennes forges de la région du Périgord. E. PEYRONNET. chez Delmas. 1958. Jean-Claude LIVERTOUX.

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